Des exemples de nos pratiques alternatives aux produits chimiques

Nous pratiquons l'agriculture intégrée qui utilise les méthodes de l'agriculture raisonnée, mais aussi les techniques alternatives comme la lutte biologique.
La production intégrée se distingue de l’agriculture biologique car elle n’abandonne pas les méthodes classiques lorsqu’elles ont fait leur preuve pour assurer des rendements corrects, en particulier lors d’années climatiques défavorables.


La lutte biologique contre les indésirables


  • Par la Protection Biologique et Intégrée, c'est l'apport d'insectes ou d'acariens qui viennent consommer ou parasiter les indésirables

Dans les concombres, contre les petites araignées parasites, nous introduisons des phytoseiulus, autres petites araignées prédatrices.

 


  •  Par des techniques qui favorisent les insectes ou acariens utiles

Comme ils existent naturellement dans l'environnement, nous encourageons leur développement : ne pas utiliser de traitements destructifs, préserver la biodiversité en plantant des haies et en les entretenant aux abords des serres ou des champs.

 

 



  • Par l'utilisation d'insecticide biologique

Dans les aubergines, contre les doryphores, nous pulvérisons une solution contenant des bactéries spécifiques qu'ils vont ingérer et les tuer par intoxication (eux seuls y sont sensibles).




La lutte biologique contre certaines maladies


  • Le greffage des aubergines: contre la verticiliose

Sous les grands tunnels, on utilise des plants d'aubergines greffés sur des plants de tomates. C'est une méthode naturelle de lutte contre une maladie du sol à laquelle l'aubergine est sensible, la verticiliose. La tomate, résistante, prête son système racinaire à l'aubergine en lui évitant d'être en contact avec la terre.

  • L'apport de micro-organismes: contre le sclérotinia
En préparant la terre, nous incorporons un produit composé de champignons microscopiques. Leurs spores parasiterons les sclérotes, agents à l'origine du sclérotinia, la "pourriture blanche".



La stimulation de la vitalité naturelle des plantes

En soutien aux micro-organismes déjà présents, nous en ajoutons au sol ou au terreau.
Ces bactéries ou champignons se fixent dans la zone proche des racines et se nourrissent des sécrétions racinaires.
En contrepartie, ils produisent des micro-nutriments qui stimulent la croissance des racines.
De plus, ces probiotiques limitent aussi les populations potentiellement pathogènes.



La technique de l'interculture

Nous semons un "engrais vert", du sorgho, sur un tiers de la surface de nos tunnels, en rotation, chaque mois de mars. Il sera broyé et enfoui en juin.
Trois bénéfices sont escomptés:
- l'amélioration de la structure du sol et la production de matière organique,
- la perturbation du cycle de certains champignons pathogènes,
- après l'enfouissement, le dégagement de composés soufrés qui ont un pouvoir fongicide et nématicide.



La solarisation

C'est une méthode naturelle de désinfection du sol par le rayonnement du soleil qui permet de détruire les mauvaises herbes et les champignons vecteurs de maladies.
Nous la pratiquons, en rotation, sur un tiers de la surface des tunnels, une fois par an.